mercredi 17 mars 2010

L'univers est bien mystérieux (1)

Suite à la demande de certains (ils se reconnaîtront) je remet ici mes tentatives d'hyper vulgarisation scientifique. J'espère trouver le temps de continuer, d'ailleurs.

Commençons par le quasi commencement de la physique moderne:


Newton et son Philosophiae Naturalis Principia Mathematica, où il établit ses lois sur le mouvement et sa célèbre théorie de la gravitation (souvenez vous: la pomme qui lui tombe sur le ciboulot!).

Cliquez pour voir en plus gros


Newton se servit des expériences de Galilée pour établir ses lois sur le mouvement. Ces expériences montraient qu'un corps roulant sur une pente est constamment poussé par une force (son poids), appelée la force cinétique, qui a pour effet d'augmenter constamment sa vitesse. Ceci implique qu'une force modifie la vitesse d'un corps, mais ça n'est pas elle qui le met en mouvement! Ainsi, dans un raisonnement parallèle, un corps, s'il n'est soumit à aucune force, continuera sa route en ligne droite et à la même vitesse.
C'est la 1ere loi de Newton.
La seconde loi calcule l'inertie: La vitesse d'un corps augmente proportionnellement à l'intensité de la force (en gros, si la force devient 2 fois plus intense, l'accélération doublera de vitesse), mais en même temps pour une force d'intensité donnée, l'accélération est d'autant plus faible que la masse du corps est importante (en gros, une même force d'une même intensité produira un effet deux fois plus faible sur un corps deux fois plus lourd).

Bon tout celà n'est guère passionnant, car se vérifie au quotidien (quand vous prenez la voiture par exemple) et est intégré dans la pensée collective, mais c'est important pour la suite.
Passons donc à plus interressant.

Selon les expériences de Galilée, il s'est avéré que les corps tombaient tous à la même vitesse... Si si!
Et la loi de la gravitation de Newton valide mathématiquement ce constat!
Cette loi dit que tout corps attire un autre corps selon une force proportionnelle à la masse de chacun...
Mais si on prend en compte les lois du mouvement, on peut avoir cet exemple:
Un corps 2 fois plus lourd subit une force l'attirant vers le sol (la gravitation) 2 fois plus intense... Mais en même temps, sa masse étant également 2 fois plus importante (puisqu'il est 2 fois plus lourd) son accélération est donc réduite de moitié. Par conséquent, ces deux effets s'annulent!!!

L'accélération reste la même quelle que soit la masse, et donc n'importe quel corps, quel que soit son poids tombe à la même vitesse!!!

Pourtant, vous allez me dire qu'une plume tombe moins vite qu'une bille de plomb... Mais c'est à cause de la résistance à l'air! Dans l'espace, sur la lune, où dans un quelconque endroit sans atmosphère, la gravitation est universelle, quelle que soit la masse du corps sur lequel elle agit.




Dans le prochain épisode, nous verrons quelle vision de notre univers celà implique.
Puis nous passerons à bien plus incroyable (et plus compliqué), avec la loi de la relativité restreinte d'Einstein.
Attendez-vous à voir notre univers sous un jour nouveau!

mardi 16 février 2010

Sherlock Holmes, de Guy Ritchie

je viens de voir Sherlock Holmes, de Guy Ritchie




Bon, faut pas être un fanatique acharné du détective de Baker Street, sinon on risque d'être déçu, voire outré. On a un peu un personnage de Sherlock Holmes à la sauce Indiana Jones (pour le coté séducteur perspicace, bagarreur invétéré, cascadeur chevronné, impétuosité naive et pour le surjeu amusant de l'acteur qui en fait des tonnes mais c'est ça qui est bien), mais point de vue pur divertissement, ça fonctionne plutôt pas mal. Il ne faut pas en demander plus, je crois. Le scénario ne brise pas 13 pattes à un dindon au niveau de l'originalité, mais les dialogues, le rythme du récit, et l'aspect fascinant du Londres victorien fait qu'on ne s'ennuie pas vraiment. On passe même un bon moment, je dirais. Les scènes d'action sont plutôt réussies (quelques grossièretés, notamment dans la scène du chantier naval, mais c'est habituel dans les blockbusters), et Guy Ritchie se prend même le luxe de réaliser la plus belle et impressionante scène d'explosion que j'ai vu au ciné. Alors certes, ça fait pas un film, mais puisque le film est chouette, c'est un petit plus qui fait plaisir.
Guy Ritchie est vraiment un réalisateur jemenfoutiste, mais virtuose. La mythologie de Holmes? Il s'en branle (mais ne filme pas comme un branlot pour autant), il s'amuse à la détourner, souvent de façon amusante, en frôlant parfois l'irrespect total de l'oeuvre originale. Les fans grinceront des dents, moi ça me fait plutôt marrer. Son talent pour méler action, intrigue et comédie, ainsi que le ton relativement détaché du récit et son inventivité narrative et formelle en font, je crois, un des meilleurs rejetons de Spielberg (pour ses films de divertissements)...
Rajoutons que les deux acteurs principaux sont parfaitement dans le ton, et portent la dynamique du film de manière admirable. Point noir pour la fiancée de Watson (interprétée par Kelly Reilly), qui est tout simplement mauvaise, très mauvaise même. La voix française n'aidant pas, il faut dire, mais déjà son jeux est complètement à coté de la plaque sur au moins 2 scènes. Il faut dire qu'il est difficile de briller aux côté de Robert Downey Jr, tellement son jeu à un tempérament écrasant...
Même si d'un côté je regrette qu'une super intrigue policière qui troue le cul comme on en trouve dans les romans de Doyle soit absente au profit d'un film plus simple mais bien mené, je dois bien avouer que ça fait plaisir de voir un bon blockbuster réussit de temps en temps, surtout qu'ils se font rares. Par contre mon plus gros regret, je crois, c'est une grosse édulcoration du côté cocaïnomane du détective, puisque cet aspect est tout bonnement absent du film... Mais nous avons à faire avec un blockbuster qui vise un large public, et c'est pas beau pour les enfants ça Mr Holmes, répétez après moi: "la drogue, c'est maaaaal". Bref. Il y a tellement de choses à faire avec une telle addiction (sur un plan psychologique mais aussi sur un plan comique, plus dans le ton du film) que j'ai été déçu par cette absence que j'estime de taille.
Me reste à espérer qu'un jour des scénaristes inspirés parviendront à nous pondre une véritable intrigue Holmsienne réussie au cinéma, ce qui n'a jamais été le cas pour l'instant.

mercredi 3 février 2010

Angoulème 2010: point de vue sur le palmarès


Comme chaque année, la révélation du palmarès du festival d'Angoulème ne se fait pas sans réactions de mécontentement et autres railleries... Mais cette année tout particulièrement, les résultats sont bien étranges. Déjà la divulgation de la sélection officielle était surprenante sur plusieurs aspects:
- Je m'interroge encore sur la présence de l'intégrale de la guerre d'alan, certes magnifique (je l'ai acheté pour l'offrir a noël), mais qui reste un ensemble d'albums parus il y a quelques temps maintenant, et qui ont été déjà sélectionné (au moins le T.3 de souvenir).
- La sélection de Dungeon Quest de Joe Daly, plutôt que de son précédant album sortit début 2009: The red monkey. Tout aussi original et déjanté, mais assurément plus prenant dans sa lecture (Dungeon Quest est plus une suite de sketches qu'un véritable récit).
- Etrange également cette sélection de Billy Brouillard, sortit en novembre 2008 ! Novembre c'est tard, certes, mais cette année par exemple L'ancien temps, de Joann Sfar, est sortit en novembre 2009 et à été sélectionné... Alors OK, Bianco est un inconnu du palmarès, et Sfar est un habitué du palmarès... Ca explique beaucoup de chose... Il y a une véritable forme d'injustice, de plus Billy Brouillard à peut être prit la place d'un autre livre paru en 2009 qui aurait lui aussi mérité sa nomination... Comme Dieu en personne, par ex... Ce qui nous amène à notre 4ème et dernier point:
- L'oublie scandaleux de Dieu en personne, l'album de Marc Antoine Mathieu, bien au dessus du lot que la quasi globalité de la sélection. Un oubli inconcevable, incroyable, Angou l'a fait! Bien sûr on me dira que mon avis est totalement subjectif, et pourtant le forum bulled'air par exemple le consacre meilleur album de l'année, ex-aequo avec Blast de Larcenet... Je ne suis donc pas le seul de cet avis... Je serais à peine étonné de le voir dans la sélection officielle de 2011 alors qu'il est sortit en septembre 2009!
Sinon je suis très content pour Tea Party de Nancy Peña, même si je lui préfère son précédent: la chat du kimono, oublié l'année d'avant.

Le palmarès 2010:

Fauve d'or (meilleur album): Pascal Brutal T.3, de Riad Sattouf. (Fluide Glacial)

Très étrange que cet album soit L'INDISPENSABLE de l'année. Au début j'ai cru à une blague (genre le site du festival piraté par un copain à Sattouf), c'est dire... Et pourtant, non. Il est vrai que les albums d'humour sont rarement primé à ce niveau, tout comme les comédies au cinéma, pourtant on ne peut nier que Sattouf soit un vrai auteur, avec du style et du talent. C'est un fait, le bougre est un as de la satyre sociale. Pourtant, il faut bien avouer que ça n'est très certainement pas la série la plus intelligente et intéressante de l'auteur, et surtout il ne faut pas oublier que le reste de la sélection contenait de sacrés oeuvres telles que George Sprott (Seth), Blast (Larcenet), Jolies ténèbres (Velhmann et Keraskoët), Le Petit Rien tout neuf avec un ventre jaune (Pascal Rabaté), Pachyderme (Frédérik Peeters) ... Gageons qu'on aurait bien aimé pouvoir assister à l'échange des jurés tant les arguments semblent difficile à poser face à des "monstres" tel que Seth ou Larcenet, ou à l'originalité de ton d'un Pachyderme ou d'un Jolie Ténèbres (notez que ces deux derniers albums ne m'ont pas plus transcendé que ça, cf mes chroniques sur du9.org, mais je les trouve néanmoins bien plus intéressants sur de nombreux points)...


Fauve de la série: Jérome K. Jérome Bloche, de Dodier. (Dupuis)

Une série policière grand public comme on en fait plus. L'hommage pour l'ensemble du travail de Dodier sur cette série est tout à fait compréhensible, voire mérité.


Prix spécial du Jury: Dungeon Quest, de Joe Daly (l'association)

Prix certainement mérité, mais qui fait regretter la non sélection de Red Monkey, son précédent bouquin. Notons que la démarche (faire de l'Héroïc Fantasy drôle et originale) est saluée par le jury. Un appel?


Prix Intergénérations: Messire Guillaume: L'esprit perdu, de Gwen de Bonneval et Mathieu Bonhomme. (Dupuis)

Ah voilà un des nouveau prix de cette année. Le prix "intergénérations":Un grand n'importe quoi, qui signifie en somme "la BD qui plaira de 7 à77 ans"... Notez que L'esprit perdu (en fait une intégrale de l'excellente série d'aventure Messire Guillaume) est très certainement la seule bande dessinée de la sélection officielle à pouvoir être appréciée de la même façon par une très large tranche d'âge (avec peut être Billy Brouillard, mais la mort et les cauchemars sont moins tout public tout de même)... C'était pas bien compliqué de choisir!


Prix regard sur le monde: Rébétiko, de David Prudhomme. (Futuropolis)

Encore un nouveau prix vraiment vaseux... On ne comprend pas bien ce qu'il signifie, alors lorsqu'on voit que Rébétiko à été primé, on se dit "Ah OK", mais c'est pas plus clair pour autant.


Prix de l'audace: Alpha connection, de Jens Harder. (Acte Sud - l'an 2)


Voilà certes un album audacieux, original et aux pages somptueuses. A quand un prix pour Pierre Duba, L.L. De Mars ou Greg Shaw alors? Ah mais oui, suis-je bête, il faudrait d'abord qu'ils soient nominés !


Prix du patrimoine: Paracuelos, de Carlos Gimenez. (Fluide Glacial)


Ah ben tiens voilà qu'une série déjà primée à Angoulème (Paracuelos T.1, meilleur album en 1981) est à nouveau récompensée? Il n'y avait pas de place pour les autres? Ou alors c'est pour primer un 2ème album pour Fluide Glacial, maison d'édition d'humour, qui avait décidé de ne pas venir au salon cette année là... C'est des coquins ces jurés, c'est à croire qu'ils veulent vraiment les revoir l'année prochaine !


Prix de la révélation de l'année: Rosalie Blum, T.3, de Camille Jourdy. (Actes Sud BD)


Je n'ai jamais lu d'album de Camille Jourdy, mais c'est normal: c'est la révélation de l'année! Etonnant alors que ce soit seulement par ce tome 3 que le talent de l'auteure ai été révélé au monde!Il leur faut du temps à angoulème pour découvrir les nouveaux anciens talents...


Fauve jeunesse: Lou T.5, de Julien Neel. (Glénat)


Effectivement Julien Neel à beaucoup de talent, bien sûr Lou est une des meilleures séries jeunesse du moment, et cet album l'un des meilleurs de la série (le 2eme meilleur à mon sens). Mais Lou à déjà été primé pour son tome 1, dommage de la récompenser à nouveau car elle n'est pas la seule à être de grande qualité! Par exemple, le T.3 de la série le voyage d'Estéban de Mathieu Bonhomme (en compétition) à été un petit miracle de la BD jeunesse de cette année, mariant allègrement aventure, tragédie, suspense, fantastique et humour. Mathieu Bonhomme confirme le prix de la révélation de l'année qu'il à reçu en 2003 pour l'âge de raison. Dommage que le festival n'assoit pas cet auteur, principal acteur d'un renouveau du classissisme inspiré par les années 70, comme le grand raconteur et grand dessinateur qu'il est.


Prix du public: Paul à Québec, de Michel Rabagliati (La pastèque)

Gros buzz sur la toile, comment cet album, pas encore paru en France, aurait-il pu avoir le prix du public?! Mael Rannou l'explique fort bien sur le site du9, et l'on se réjouira alors que ce soit une bonne série et une toute petite maison d'édition qui remporte ce prix.


Prix de la BD alternative (Fanzine) : Spécial comics N°3.

Aucun avis, n'ayant pas lu ce fanzine...

vendredi 15 janvier 2010

Quelques questions sur les mangas

Pour le boulot, j'ai rédigé quelques questions de base concernant le manga. Destiné initialement aux enfants lors d'une rencontre autour de la Bande Dessinée, ces questions-réponses peuvent également assouvir la soif de connaissance des néophites en la matière désireux d'en savoir un peu plus.


- Pourquoi les mangas sont-ils en noir et blanc ?

->Les mangakas (auteurs de manga) doivent fournir 20 à 30 pages par semaine pour des revues hebdomadaires. C’est un rythme gigantesque quand on sait qu’en France un dessinateur sort en moyenne un album de 48 pages par an. Laisser en noir et blanc permet d’éviter la très longue étape de la mise en couleur.

- Pourquoi les mangas ont-ils des codes graphiques (style de dessin : gros yeux, visage anguleux, traits de vitesse…) très souvent similaires ?

-> Toujours pour ses raisons de gain de temps, les mangakas s’entourent d’assistant pour les décors, l’encrage, et certains personnages secondaires. Afin que les assistant puissent s’adapter au dessin de leur « maître », il faut que les codes graphiques soient plus ou moins tous les mêmes chez tous les dessinateurs. -> forme d’industrialisation du graphisme.

- Pourquoi les mangas ont-ils autant de pages (200 environ par volume) ?

-> Toujours pour des raisons de gains de temps, mais aussi de dynamisme narratif, les mangas n’ont généralement que peu de cases par page (en moyenne 6). Le nombre colossal de page d’une même histoire permet aux auteurs de prendre leur temps, et de dilater les scènes. Une scène de quelques minutes peut s’étendre sur une centaine de pages, alors qu’en France ca serait une perte de temps par manque de place. Du coup, si on veut que l’histoire avance un peu, il faut éditer des volumes de 200 pages qui seront suffisamment dense pour ne pas être trop frustrant.

- Pourquoi les mangas ont-ils autant de volume ?

-> Pour les mêmes raisons que le nombre de pages : la dilution de l’histoire. De plus le succés explique la longévité. Les séries les plus longues sont toujours des séries à succés. Néanmoins une série courte peut aussi être une série à succés. L’arrêt de celle-ci est alors un vrai choix de l’auteur.

- Pourquoi certains mangas se lisent « à l’endroit » ?

-> Parce que les éditeurs français ont décidés de scanner les pages à l’envers, afin de permettre aux lecteurs non initiés de se mettre au manga. De plus certains estiment que lire les images de droite à gauche et puis lire l’intérieur des bulles dans l’autre sens (puisque les textes sont traduit en français), gêne forcément la lecture. Cette démarche est de plus en plus rare car les lecteurs se sont habitués au sens de lecture original.

- Les mangas sont-ils violents ?

-> Oui et non. D’abord il s’agit d’une question de culture. La violence au Japon est considérée comme humaine, et elle est généralement contrebalancée par des valeurs profondéments bonnes (amitié, persévérance, justice…), surtout dans les œuvres destinées aux adolescents -> idée du Yin et du Yang, d’équilibre. Il faut aussi savoir que les sujets des mangas sont très divers, et qu’ils s’adressent ainsi à différents types de publics et de catégories socio-professionnelles. Il y a les mangas pour jeunes filles, pour jeunes garçons, pour enfant, pour adulte, pour médecin, pour musicien, pour boulanger, pour travailleur en usine, ou de bureau… Ce qui fait que certains mangas pourront être très violent, alors que d’autres peuvent montrer juste un homme en train de se promener (l’homme qui marche, de Taniguchi).

- Les mangas sont-ils tous japonais ?

-> Depuis quelques années, de jeunes auteurs européens ou américains qui ont grandit en lisant du manga s’en inspire, que ce soit au niveau du graphisme ou au niveau de la narration. Mais on ne peut pas appeler ça du manga, mais plutôt une « inspiration manga » (comme Philippe Cardona, dessinateur de Serge, le hamster de l’enfer). Certains vont plus loin, en réalisant de vrais mangas en France (comme Reno Lemaire, créateur de Dream Land, qui habite Montpellier), ou d’autres s’expatrient carrément au Japon pour y devenir mangaka (comme Frédéric Boilet). Néanmoins ceux-ci ne travaille généralement pas à la japonaise, même Boilet, ne s’entourant pas d’assistant, et produisant à un rythme bien inférieur.

mercredi 6 janvier 2010

Les déchets nucléaires bientôt à la maison?


Le gouvernement à fait passer un décret en mai 2009 qui est passé inaperçut, noyé dans un flot de lois et autres décrets, qui autorise à éliminer les déchets nucléaires en les diluants dans divers produits de consommation courante ! Et ce contre l'avis même de l'ASN (l'Autorité de Santé Nucléaire) !
Ce qui est particulièrement révoltant c'est cette façon de faire passer ça en douce, ça n’est pas une loi votée par le Parlement, c’est un Arrêté !!!... publié par le Gouvernement sous forme d’une dérogation. Comme si ça n'était pas une décision importante qui concerne tout le monde et qui mériterait une étude approfondit des conséquences potentielles de la chose, et d'une vrai Loi.
Tout comme dans l'article ci-dessous, je me demande même comment une idée pareille à pu germer et paraître essentielle (quitte à peut-être créer un scandale sanitaire dans les années à venir) dans la tête de nos cher dirigeants...

A quand des déchets radioactifs dans nos assiettes?


En savoir plus ici:
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/des-substances-radioactives-67523

et ce n'est pas une blague la preuve (on peut même lire le décret en lien sur cette page du criirad, ceux qui ont dénoncé ce décret):
http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html#1



lundi 4 janvier 2010

Critique: Save the green planet

En ce moment je suis pas mal dans une période cinéma asiatique, et particulièrement japonais, mais c'est d'un film Coréen que je voudrais vous parler.


Réalisé par Jung Jun-Hwan




Les Extra-terrestres sont parmi nous et nous manipulent à notre insu. C’est du moins ce dont est persuadé pour d’obscures raisons Lee Byeong-Gu, un jeune apiculteur exalté, et habillé d’un costume improbable fait avec des objets de récup… Lui et sa compagne décident donc d’enlever leur chef, officiellement PDG d’une grosse entreprise chimique, et accessoirement à l’origine de la plupart des malheurs de sa vie...


Trouvant parfois difficilement sa voie, entre culture asiatique et fantasmes hollywoodiens, le cinéma de genre sud-coréen connait malgré tout quelques grandes réussites tels que The Host, Memory of murder, 2 sœurs, Sympathie for Mr Vengeance, Volcano high, My wife is a gangster, Old Boy… Pourtant Jung Jun-Hwan réussit avec Save the green planet à faire un film remplit de référence au cinéma de genre américain (On y trouve des références explicites à 2001, l’odyssée de l’espace, à E.T., Usual suspect ou Men in black… Mais aussi aux séries Z à la Ed Wood !) tout en gardant un ton original, détournant les références au profit d’un humour, d’une folie et d’une violence propre au cinéma Coréen... On retrouve d’ailleurs dans ces domaines là, quelques similitudes avec le travail de Park Chan-Wook (Old Boy et Sympathie for Mr Vengeance, dont je parlerais ici plus tard), virtuose des films de genre.



Véritable melting pot, ce film réussit le pari de rendre cohérent des styles différents, souvent très codifiés. Ainsi, le récit commence comme une comédie absurde, puis vire vers le thriller et le film d’angoisse et de torture, effectue ensuite quelques diversions vers la comédie policière et le film de Kung Fu, pour s’enfoncer vers le film de serial killer sadique, avec quelques lueurs de science fiction… Si par moment on à réellement l’impression d’être face à un film fourre-tout, ce qui frappe à la fin du visionnage c’est la cohérence de l’ensemble et l’originalité qui résulte de cette agglomération des genres… Un renouvellement constant particulièrement réussit, qui relance sans cesse l'intérêt du spectateur!


Le personnage principal est un délice d'ambiguité. Tout l'intérêt du récit (outre ses errances dans divers genres) réside dans cet équilibre entre folie furieuse et véracité, entre réalité psychologique et véritable science fiction. Le spectateur est sans cesse balloté dans un doute permanent, qui le tient en haleine. Shin Ha-Gyun interprête parfaitement bien cette ambiguité, et on n'arrive jamais vraiment à savoir si il dit la vérité ou si il est vraiment détraqué de la caboche... Au final, le réalisateur nous rappelle, par ces multiples citations, que tout ça n'est rien que du cinéma, et que l'on peut suivre des délires purement cinéphiles avec plaisir. Un plaisir de cinéma pur et dur.

dimanche 3 janvier 2010

Astuce freebox HD

Si vous voulez récupérer sur votre ordinateur une vidéo enregistrée sur votre freebox HD, il y a une astuce très simple pour y parvenir:

Sur la TV/telecommande 1 appui court sur le bouton "free"/configuration/défile à droite jusqu'à "FTP"/activer (si c'est pas déjà fait) mot de passe à créer (4 chiffres) par défaut c'est vide/ notez au passage utilisateur "freebox" et l'adresse ftp "ftp://freebox@hd1.freebox.fr"

Il faudra peut-être de relancer la freebox adsl.

Sur le pc: "favoris réseau" (sur le bureau ou dans poste de travail dans les liens supplémentaires dans la colonne de gauche) /ajouter un favori réseau/suivant/suivant/ sous "adresse reseau" il faut rentrer l'adresse ftp "ftp://freebox@hd1.freebox.fr"/suivant/ un nom: "hd1.freebox.fr" par exemple/nom d'utilisateur: "freebox"/mot de passe (celui que vous avez choisi (sinon c'est vide par défaut)/cocher "enregistrer le mot de passe".
Ensuite l'explorateur s'ouvre: vous avez acces au disque dur de la Freebox HD: "Disque dur"/double clic "enregistrement", éventuellement "vidéos" et les videos apparaissent. Il ne vous reste plus qu'à faire un copier/coller sur votre PC.


Notez que certaines chaines (comme TF1, M6 et la plupart des chaines payantes) ne permettent pas l'enregistrement partagé. Il faut comprendre que vous ne pourrez voir ces vidéo que sur votre freebox HD, il vous est impossible de les obtenir d'une autre façon. Ces vidéos sont reconnaissable sur votre HD car elles ont un petit cadenas sur leur icone.

Les vidéos téléchargées ainsi sont récupérées au format .TS
Un format qui est normalement lu par windows media player (à partir de la version 10 je crois), mais si ca ne fonctionne pas, je ne saurait trop vous conseiller VLC qui devrait le lire sans problème.

N'oubliez pas non plus que les vidéos ainsi téléchargées sont destinées au cercle familial uniquement, tout comme les bons vieux enregistrement VHS en leur temps...
Sachez enfin que le temps de téléchargement est assez long: quasiment une heure pour une vidéo de 90 min.