mercredi 25 novembre 2009

Chou rouge aux pommes

Comme ce très cher Guillaume Long m'a fait baver en ouvrant son blog A boire et à Manger, j'ai eu aussi envie de mettre de temps en temps des recettes simples à réaliser et que j'aime bien. Mais comme je suis paresseux, je ne vais pas dessiner, ou alors quelques rares fois !




jeudi 12 novembre 2009

Quand le nom devint marque




lu sur wartmag...

Le Blog de Franquin bientôt retiré de la vente
Sur son Facebook, Éric “Turalo” Dérian presse ses lecteurs d’acheter l’album Le Blog de Franquin, dont le retrait de la vente a été demandé à Drugstore par Marsu Productions, dépositaires de la marque “Franquin”. Né sur le web, publié par les éditions online Foolstrip, l’album cartonné scénarisé par Piak venait de sortir en librairie chez Drugstore, propriété du groupe Glénat. Selon la maison d’édition qui confirme l’info, une solution amiable ne serait hélas pas envisageable.


Bien que l'album ne soit pas ma tasse de thé (je m'en tiens a ce que je connais du blog, n'ayant pas lu le livre), et que la volonté évidente de Drugstore est de se faire du fric facilement sur un nom connu, la démarche à ceci d'intéressant: elle montre qu'un nom d'auteur peut devenir une image de marque voire carrément une marque... Sous prétexte de défendre l'image d'un auteur (et d'un grand), sous couvert d'une soit-disante respectabilité due à la mémoire d'un artiste défunt, on nous rappelle que la liberté artistique n'a pas lieu d'être face à l'argent. Et un nom célèbre, c'est de l'argent potentiel. Beaucoup d'argent même... Merci, Drugstore, merci Marsu Production de nous rapeller que vous vendez une imagerie frelatée sur le dos de génies on ne peut plus célèbres, et qui n'ont plus leur mot à dire dans l'histoire... Avec Disney et Moulinsart, nous avions faillit oublier...

vendredi 30 octobre 2009

IgNobel 2009

L'Ig Nobel Prize est un prix parodique décerné à des personnes ayant accompli des performances particulièrement remarquées pour leur excentricité et qui apparaissent (selon les cas) comme inutiles, ridicules ou nuisibles.

En voici les grands vaincoeurs:

L’Ig Nobel de médecine vétérinaire a été attribué à Catherine Douglas et Peter Rowlinson de l’université de Newcastle. Ils ont montré que les vaches à qui on avait donné un nom produisaient plus de lait que leurs anonymes congénères.

L’Ig Nobel de la paix intéressera les buveurs de bière. Stephan Bolliger, Steffen Ross, Lars Oesterhelweg, Michael Thali et Beat Kneubuehl de l’université de Bern, en Suisse, se sont intéressés à l’impact d’une bouteille de bière sur un crâne. C’est contre-intuitif, mais il parait qu’une bouteille vide fait plus mal.

La crise économique a pesé sur le jury au moment de décerner l’Ig Nobel d’économie. Ce dernier va aux dirigeants de quatre banques islandaises qui ont, écrit l’académie des Ig Nobel, “démontré que les petites banques pouvaient être transformées en géantes, et vice versa. Et qu’une chose similaire pouvait être envisagée avec une économie nationale”.

Alcool encore, l’Ig Nobel de chimie est décerné à des scientifiques mexicains qui ont créé du diamant à partir de tequila .

Côté médecine, les Ig Nobel ont récompensé une étude sur la relation entre l’arthrite et le fait de se faire craquer les doigts. Donald L. Unger s’est intéressé au cas d’une personne qui a fait craquer pendant soixante ans ses os de la main droite, mais jamais ceux de la main gauche…

L’Ig Nobel de physique a été attribué à Katherine K. Whitcome et à ses collègues. Leur sujet d’étude ? Les femmes enceintes et les douleurs lombaires. Ou, comme le résume l’académie, “pourquoi les femmes enceintes ne basculent pas” ?

Du côté des lettres, l’Ig Nobel de littérature a été attribué à la police irlandaise. Cette dernière a verbalisé des dizaines de fois le citoyen automobiliste polonais Prawo Jazdy. A chaque fois, son permis indiquait une adresse différente. La police a éclairci le mystère. Prawo Jazdy signifie “permis de conduire” en polonais…

L’Ig Nobel de santé publique va réjouir les femmes. Il couronne les recherches de Elena N. Bodnar et de son équipe qui ont inventé un soutien-gorge qui peut se transformer en masque à gaz, “en cas d’urgence”

Crise économique encore, l’Ig Nobel de mathématiques couronne le gouverneur de la banque centrale du Zimbabwe et ses billets de 100 000 000 000 000 de dollar.

L’Ig Nobel de biologie couronne des chercheurs japonais qui ont montré qu’une bactérie présente dans les excréments de panda permettait de réduire de 90 % la masse d’ordures de cuisine.



...

je dois avouer être un poil déçu cette année, rien de comparable avec 2007 ou 2008 où on avait quand même:

Paix: The Air Force Wright Laboratory, à Dayton, pour leur travail de recherche et développement sur une arme chimique, la « bombe gay », qui rend les soldats ennemis sexuellement irrésistibles pour leurs frères d'armes.

Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.

Linguistique: Juan Manuel Toro, Josep B. Trobalon et Núria Sebastián-Gallés de l'Université de Barcelone, pour avoir montré que les rats sont le plus souvent incapables de reconnaître la langue japonaise de la langue néerlandaise dans un discours diffusé à l'envers.

tous les prix sont indiqués sur le lien wikipédia tout en haut de cet article (mais parfois ils manquent d'explication... mais en cherchant ca doit être trouvable...)

lundi 26 octobre 2009

Boochkoozu

J'ai envoyé une participation à Boochkoozu, le nouveau fanzine de Johan Troïanowski destiné à la bande dessinée muette. Je ne suis pas hyper satisfait du truc étant donné que j'ai improvisé ça, je n'avais aucune idée au départ (à part commencer par une case noire)... J'essaierai de faire mieux la prochaine fois.







mercredi 21 octobre 2009

Soleil-ville 3ème partie


La 3ème partie du storyboard de Soleil-ville est en ligne sur mon site (cliquez sur le lien ou sur l'image, en bas a gauche et a droite de l'image qui va s'afficher, il y a "précédent" et "suivant" pour changer de page). Il est cette fois question de Fanzineux prétentieux qui se disent artistes et critiques beaucoup, mais qui redeviennent tout petit face à leur idole: Lewis Trondheim. Je doit avouer avoir dessiné Mas et moi en ce qui concernent ces deux fanzineux. Est-ce vraiment nous? Où est la vérité? Trondheim se lave-t-il les mains après le pipi? C'est ça qui est amusant...

lundi 19 octobre 2009

Rumba, de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy


Fiona et Dom sont instituteurs dans une école de campagne. Ils partagent une passion pour la danse latino et sont très amoureux. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Leur maison regorge de trophées. Une nuit, de retour d'un concours, ils tentent d'éviter un suicidaire maladroit, planté au milieu de la route. Leur voiture s'écrabouille contre un mur. Fiona se retrouve alors amputée d'une jambe, et Dom affublé d'une amnésie rétrograde (l'amnésie la plus connue, qui est la perte de mémoire des évènements pré-traumatiques), mais aussi antérograde (la perte de mémoire dites à la Dori, ou de poisson rouge, où le sujet connait des difficulter à fixer de nouvelles information dans son cerveau)...

Superbe film décalé. Ne pas croire d'entrée que dans ce film on danse tout le temps. Loin, très loin de là...
Les auteurs, à la fois réalisateurs et acteurs principaux ont un univers hyper référencé mais qu'ils s'accaparent de façon formidable. Le film, quasiment sans dialogue se regarde pourtant avec une légèreté déconcertante. Cet humour, à la fois décalé, parfois absurde et souvent cruel, et cette façon de raconter essentiellement par l'image peut très bien faire penser à Mister Bean, mais Rumba est bien plus qu'un film humoristique.
Formellement magnifique, quasiment chaque plan est un tableau coloré, où les décors pourtant simples sont transcendés par un cadrage inventif. Voir la photo ci-dessous, où des cages de handball dessinées sur le mur d'un gymnase peuvent devenir magnifiques et donner un aspect original à l'esthétique du film:




Si la mise en scène peut rappeler le théatre ou même l'art de rue, Rumba reste néanmoins bien un film de cinéma pur et dur. En témoignent cette importance du cadrage et certaines scènes au burlesque typiquement cinématographique.
Le ton décalé, l'esthétique et l'univers narratif ne sont pas les seules qualité de ce film, où la relation entre les deux protagonistes principaux parviens à être aussi absurde que touchante. Rare sont les cinéastes qui parviennent à accomplir un tel film, où l'univers décalé et la légèreté ambiante n'empêchent pas l'émotion de filtrer, au contraire même ils la rendent encore plus touchante. Je pense à Kusturica, ou Fellini ... Rien de moins...
Je me matterais bien L'iceberg maintenant, précédent film de la petite troupe...

Une bande annonce:


mercredi 7 octobre 2009

Le Soir ferait mieux d'aller se coucher...

A l'occasion de ses 20 ans, le CBBD expose les Bandes dessinées qui depuis 1989 (année d'ouverture du CBBD donc) ont fait dates, innovants sur certains aspects...

Plus d'info ici

Ils ont donc établit une liste de ces albums intitulée: 20 ans, 21 albums

1989. V pour Vendetta, Alan Moore et David Lloyd.

1990. Largo Winch, Philippe Francq et Jean Van Hamme.

1991. Bone, Jeff Smith.

1992. Titeuf de Zep.

1993. Sin City, Frank Miller.

1994. Lanfeust de Troy, Didier Tarquin, Christophe Arleston.

1995. Monster, Naoki Urasawa.

1996. Kid Paddle, Midam.

1997. Murena, Franck Delaby et Jean Dufaux.

1998. Donjon, Lewis Trondheim, Joann Sfar et divers dessinateurs.

1999. Gemma Bovary, Posy Simmonds.

2000. Persépolis, Marjane Satrapi.

2001. Le décalogue, Frank Giroud et divers dessinateurs.

2002. Le chat du rabbin, Joann Sfar.

2003. Le photographe, Emmanuel Guibert, Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier.

2004. Death Note, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata..

2005. Black Hole, Charles Burns.

2006. My boy, Olivier Schrauwen.

2007. Kiki de Montparnasse de José-Luis Bocquet et Catel Muller.

2008. Le journal d'un ingénu, Emile Bravo.

2009. Une vie chinoise de Li Kunny et P. Otié

Je trouve ça particulièrement symptomatique d'une vision commerçante de la bande dessinée. Et c'est d'autant plus dommage qu'un musée spécialisé ose afficher un tel palmarès... Car un non initié, voire un initié très grand public, aurait l'impression de trouver là une liste montée par des experts auxquels on peut se fier, pire qu'on peut la sortir du fond de sa poche arguant que "oui Lanfeust, c'est bien, c'est innovant, c'est le CBBD qui l'a dit"...

On nous propose là, encore une fois, une très très grande majorité d'albums édités par des majors, de gros éditeurs inondants le marché et masquant par la même occasion la vrai innovation.
L'Association est quasiment oubliée par exemple, pour ne citer qu'elle, alors que son catalogue fourmilles d'albums importants, notamment pour la reconnaissance d'une bande dessinée différente (autant du point de vue médiatique, que public ou même éditorial). Si les éditeurs sont aujourd'hui ouvert à d'autres formes de bande dessinée que celles de lanfeust ou kid paddle, c'est en partie grace à l'asso et aux auteurs qu'elle à fait démarrer (comme Sfar ou Trondheim par ex). On a certes Persépolis, mais ça date de 2000 alors que l'association existe depuis 1990, qu'elle a notamment innovée en éditant des formats qui sortent des standart 48CC en vigueur alors, qu'elle à édité les premiers albums francais de bande dessinée autobiographique d'auteur (Livret de phamille, Journal d'un album racontant la génèse d'un album vue par ses deux auteurs, ou encore L'Ascension du haut mal)...
Et je pourrais en dire autant avec Cornélius, avec Approximativement de Trondheim. Cornélius qui à entre autre publié Blutch bien avant futuropolis, rappelons-le...
Et j'en passe, et pas des moindres...

Mais le pire dans tout ça, c'est surtout cette propension à ne proposer QUE des best sellers !!!
C'est bon parce que ca se vend (entre autre)!
Putain ça c'est grave quand même!

Reprenons les exemples que donne monsieur le commissaire de l'expo:


  • L'innovation, on la trouve, par exemple, dans le domaine graphique (Sin City)

Je ne suis pas sur que Miller soit le premier à utiliser du blanc et du noir franc pour donner une ambiance. Munoz le faisait déjà (entre autre), après il apporte un coté plus anguleux et une mise en page plus moderne, certes. Laissons donc ce choix, puisqu'il n'est pas si mal, même si je suis certains que ca n'est pas si novateur que ca...


  • ou dans la mécanique de la série (Le Décalogue).

Allez disons que celui là aussi passe, puisque la mécanique du Décalogue reprend plein de trucs déjà fait mais qui sont réunis effectivement pour la première fois (enfin, je crois!)


  • On retrouve dans cette sélection Titeuf, premier gamin de BD à grandir dans la vraie vie,

Alors là je comprend pas. Comment ça grandir dans la vraie vie?
Il veut dire dans le quotidien?
Il faut qu'il relise Calvin et Hobbes ou Peanuts... Ce choix me semble fait juste pour faire plaisir aux fans du gamin à la houpette blonde...


  • Kid Paddle, premier enfant trash du journal Spirou,


Où est l'innovation du monde de la BD, on nous parle là juste du monde de Spirou magazine... Les enfants trash, une nouveauté? :eek: (en plus y avait déjà Titeuf à l'époque par ex... pas dans Spirou certes, mais Spirou est-il le représentant universel de la bande dessinée???)


  • ou Lanfeust de Troy, première série d'héroïc-fantasy à la française.


Alors là... C'est de la pure mauvaise foi. La quête de l'oiseau du temps, L'épée de Crystal, Légende des contrées oubliées... Ca ne rappelle rien à personne? Et puis ca veux dire quoi "A la francaise"? C'est pour son côté franchouillard piqué à Goscinny? Quelle innovation!


  • Au rayon asiatique, l'expo présente Monster, terrifiant manga qui a imposé le genre en Europe

Ah bon??? C'est pas Akira qui à imposé le genre en Europe, appuyé plus tard par Dragonball?
Ah ouais, c'est vrai, mais ca n'allait pas, c'était avant 1989...


  • et Death Note, dont l'esthétique à inspiré la mode gothique chez les ados.

Pitié...
Death note à l'origine de la mode gothique... N'importe quoi...


Dans la sélection nous trouvons aussi Kiki de Montparnasse: Album qui n'apporte rien.
Le chat du rabbin, album qui apporte sa notoriété à Sfar, mais est-ce important pour le monde de la BD? Non (en fait si: ca rapporte du fric). Encore qu'à la limite, Le chat du Rabbin à fait s'intéresser les lecteurs de Télérama à la Bande Dessinée, comme Persépolis, et a consacré médiatiquement Sfar comme étant l'auteur bobo juif de service... Je ne sais pas si on peux parler d'innovation... Sfar à déjà bien plus innové avec Pascin au début des années 90, ou avec le Professeur Bell...
Largo Winch qu'apporte cette série d'innovant? XIII à la limite, mais Largo? :eek:
Idem pour Murena... :pasbien:
Le journal d'un ingénu, qui certes apporte un travail innovant par rapport à l'esprit d'une série très standardisée: Spirou et Fantasio... Mais pour la BD? Y a rien eu de plus innovant en 2008?